Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 09:34

 

 

Samedi matin, 6h45, j’arrive place Jemma El Fna, devant le club-med de Marrakech. Ils sont venus, ils sont (presque) tous là, malgré la distance, l’heure matinale et le voyage incroyable qui nous attend.

Les derniers retardataires arrivent, une petite altercation avec un taxi trop gourmand, les 2 minibus et les chauffeurs marocains sont là.

 

7h45, les bagages sont chargés, chacun a trouvé une place et s’est installé, les minibus démarrent. 8h, Un participant a oublié ses papiers à l’hôtel, un des minibus fait demi-tour, le second continu à allure réduite. Nous avons faim (pas eu le temps de prendre un petit déjeuner) et sommeil, mais nous approchons déjà des premiers contreforts de l’Atlas et le paysage nous tient éveillé.

 

9h30, nous nous arrêtons dans un petit café, perdu dans une pente de la montagne, soulagement général ! Le thé, le café, les gâteaux, et surtout le jus d’orange frais sont délicieux. Le second minibus nous a rejoint et nous repartons. Petits villages aux toits plats, amandiers en fleurs, coins de verdure et pentes arides et rocheuses, virages serrés en série, les enfants qui nous font signe, l’Atlas est magnifique.

 

13h, arrêt dans un grand village pour un déjeuner sur une terrasse : tajine berbère avec du citron confit. 15h, nous repartons la route est encore longue, les paysages de plus en plus désertiques.

 

18h, la nuit tombe, il fait nuit et nous roulons toujours.

 

19h30, nous arrivons à l’auberge du Petit Prince, aux portes du désert. Mais, accueil Berbère oblige, pas question de se dépêcher pour arriver au camp. Thé à la menthe, amandes, puis tajine et orange à la cannelle, le temps passe.

 

22h, les chameaux sont chargés, le clair de lune est splendide, c’est lui qui va nous éclairer pour arriver jusqu’au camp dans le désert. Les guides marocains et les chameaux marchent devant, escaladent les dunes, ombres chinoises devant la lune et nous marchons péniblement derrière, dans le sable, éblouis par le paysage en noir et blanc. Est-ce un songe ?

 

23H45, une dune à escalader, un dernier virage, et, au creux de la dune, dans un vallon, le campement, enfin ! Les instructions indispensables pour vivre dans le camp, toilettes, les tentes, le couchage, … il est trop tard pour commencer le séminaire, chacun trouve sa place et s’endort pour une première nuit dans le désert.

Par Olivier
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 08:35

Que signifie « exister » ? Simplement être là et penser ?

Nous pensons souvent que la seule fonction de la communication entre les êtres humains est d’échanger des informations. Or, la communication a d’autres  fonctions importantes, en particulier une fonction « Existentielle ».

Le fait qu’un autre être humain me parle et m’écoute signifie qu’à ses yeux, j’existe. Dire bonjour, le matin, à ses voisins ou ses collègues, ne permet pas d’échanger d’informations. Mais c’est une façon de reconnaitre l’existence de l’autre et de lui signifier qu’il a de l’importance pour moi. Combien de fois j’ai rencontré des personnes très en colère après leur patron parce qu’il ne leur disait pas bonjour le matin. En fait elles se sentaient niées, avaient le sentiment que leur patron les méprisait. J’ai entendu dire qu’il y a une tribu, en Afrique, où les gens, pour se dire bonjour disent : « je te vois ! ». C’est une belle façon de se dire : « Pour moi tu existes ».
La première façon d’exister est donc dans le regard des autres et dans la pensée, le mental.


 « Je pense donc je suis » ? Mais je suis qui ? Je suis quoi ? Ma pensée se projette dans le futur, elle imagine ce que les autres peuvent penser de moi. J’essaie d’être « intéressant ». Et je m’éloigne de qui je suis vraiment. Pour exister dans le regard des autres, je dois être important, être riche, avoir du pouvoir, être le premier, … et cette façon d’exister génère des peurs, des angoisses, de la compétition permanente et des conflits.

 

La seconde façon est un sentiment, une certitude intérieure : « Je ne pense pas : Je suis ».  Il ne s’agit pas là de penser, d’imaginer ou de savoir, mais d’expérimenter ici et maintenant. Ce « sentiment intérieur » est, parfois, une expérience existentielle bouleversante qui redonne un autre sens à la vie, à notre passage sur terre. Il balaie les peurs, les angoisses et les conflits. Pour cela, il faut avoir, au moins momentanément, avoir dépassé le besoin d’être important aux yeux des autres. Il s’agit simplement de se présenter dans sa vérité, tel que l’on est vraiment, sans tricher, sans se gonfler, ni se dégonfler, accepter d’être vraiment soi, sans se cacher.

Ce « Je Suis » ouvre les portes de l’amour véritable.

Par Olivier
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 15:14

 

Le silence est l’espace où nous pouvons nous entendre, sans silence pas de communication, sans silence, pas de conscience.
 
Nous distinguerons deux types de silence, le silence extérieur et le silence intérieur.
 
Notre mode de vie a beaucoup pollué le silence extérieur. Radios, télévision, publicités, voitures, etc., envahissent l’espace et notre mental. Quelles sont les pensées qui nous appartiennent vraiment et celles qui nous sont inculquées ?

Les médias nous ont habitués à ces interviews, à ces discussions sans silence, où les intervenants répondent aux questions immédiatement, apparemment sans réfléchir. Ce ne sont plus des échanges entre individus mais des matches où chacun ne cherche pas à comprendre l’autre, à trouver une bonne solution, mais simplement à convaincre un absent sur le plateau : le téléspectateur ou l’auditeur.

Un véritable échange entre deux êtres humains est peuplé de silences. Silences où chacun cherche à comprendre ce que l’autre veut dire, où il cherche la part de vérité, où il observe comment cela peut modifier son propre point de vue. Sans silence une conversation n’est plus qu’une mascarade, où chacun reste en surface, où chacun reste replié sur lui-même, dans son monde. Mais il n’y a pas de profondeur, pas d’échanges, pas de relation.

Le silence intérieur nous permet d’atteindre vraiment la profondeur de notre être, au-delà des idées toutes faites, des discours convenus, du politiquement correct et des résultats du dernier match de football.

Ce silence est encore plus difficile à atteindre que le précédent. Pour beaucoup, il demande un travail sur soi, de la relaxation, de la méditation. Ce n’est pas un silence facile. Mais c’est un silence riche. Quand le flot des pensées, des projections sur le futur, des regrets sur le passé, des jugements, des hontes, des classifications s’arrête, apparait le vide. Et au-delà de ce vide, émergent des vagues de sérénité, de joie et d’amour. La beauté du monde se révèle, sa réalité aussi. 

Là où le langage échoue, le Silence réussit. Comprendre  notre  Être nécessite d'être de plus en plus proche du Silence, plus intime, plus vulnérable, plus disponible à cet  espace qui  nous  révèle . Il s'agit d'être absent en tant que personne et présent en tant qu'individu , en tant qu'Etre humain . Au lieu de s'accrocher au mots, nous devenons plus sensible au message caché par le Silence.

Une étape de la technique du "Qui Suis Je ?" est la contemplation. La contemplation est une manière d'accéder à la  connaissance, par la simple observation consciente et silencieuse. Accepter , observer et communiquer, sans aucune censure et sans jugement tout ce qui surgit de votre Silence intérieur du fait que vous décidez de faire l'expérience directe de Vous même , là est le chemin . 


Le vrai Silence n'est pas quelque chose d'imposé.  Le silence ne se comprend pas, quand vous  découvrez  la beauté du Silence, vous êtes simplement  le 
Silence.

Par Olivier
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 09:45

 

 

  

Nos Prochains Séminaires et Conférence

 

L’objectif des Séminaires Intensifs "Qui Suis-Je ?" est de permettre aux participants de

faire l’expérience du contact direct avec eux-mêmes.

Dans un premier temps, il les aide à se libérer de ce qui leur à été imposé, de ce qui n’est pas eux en eux-mêmes, et à retrouver leur véritable identité, leur vraie nature et à les manifester.

Il arrive que cette libération se manifeste sous la forme d'une expérience d'Eveil

 

Depuis l’antiquité et les pères du désert, le désert a toujours été un lieu exceptionnel de méditation et de révélation.
« On va au désert pour retrouver la mémoire de l’Etre qui nous fonde et qui seul peut nous donner la paix »   (Jean Yves LELOUP - Désert, désert – Albin Michel 1996)


Loin des télévisions, des voitures et de l’agitation, le silence du désert nous aide à nous retrouver, un peu comme lorsque l’eau se calme, devient lisse et révèle notre visage.
L’objet des Séminaires vers l’Eveil est d’aider chaque participant à retrouver sa vraie nature,
son visage profond. Le désert du Maroc, au milieu des dunes, est un cadre idéal pour faire l’expérience de « Qui je suis en vérité ».
Nous vous proposons de vous accompagner dans ce voyage extraordinaire, loin de tout, au cœur de vous-même.
Les séminaires intensifs amorcent souvent un tournant important dans la vie des participants.
Ce séminaire sera suivi de 2 jours de travail pour aider les participants à intégrer les acquis du séminaire dans leur vie quotidienne.

 
> Retraite "Lumière du Désert" dans le désert de Merzouga au Maroc
suivi de deux jours d'intégration du 19 au 25 février 2011.
680 Euros, pension complète, transferts de Marrakech au campement inclus
en sus vol aller-retour (environ 300 Euros) et nuit d'hotel à l'arrivée et au départ de Marrakech (environ 60 Euros).
animé par Johary ANDRIAMAMPIONONA, Olivier CARRE et Guillaume LAPLANE.

 

Par Olivier
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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 09:43

La communication est le socle de toute civilisation. Un ensemble d’êtres humains ne peut fonctionner et survivre que si ses membres peuvent échanger entre eux.

Or la communication telle que nous la vivons aujourd’hui est très imparfaite. Les messages sont déformés, les individus ont le sentiment de ne pas être ni écouté, ni compris.

Chacun d’entre nous a le sentiment d’être la personne la plus importante au monde. « Parlez moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse ».  Chacun d’entre nous est porteur d’un monde à lui et souhaite l’imposer aux autres.

Chaque individu est habité par des croyances, souvent inconscientes, qui lui sont propres, par exemples : « je ne peux pas faire confiance aux autres » ou à l’inverse « je peux faire confiance aux autres »,  « je suis le meilleur » ou à l’inverse : « je suis nul », etc.

Albert EINSTEIN disait que pour chaque individu, l’élément le plus important était de savoir s’il pensait que le monde lui voulait du bien ou s’il lui voulait du mal.

Ces croyances sont la structure qui nous permet de vivre et d’agir dans le monde, elles commandent nos comportements. Nous y sommes donc très attachés et avons tendance à interpréter les événement extérieur pour les valider. Nous souhaitons tous « avoir raison » !!

« Pour communiquer, je prend ce qui m’arrange, j’enlève ce qui me gène et je me débrouille avec ce qui reste pour avoir raison ».

Nous fonctionnons plus à partir de nos opinions qu’à partir des faits. C’est la principale source de conflits et de souffrances.

Bouddha disait que le chemin vers l’Eveil consistait principalement à ôter le voile de nos illusions. Il aurait tout aussi bien parler du voile de nos croyances et fantasmes.

Un autre difficulté, en matière de communication, est le sens que chacun donne aux mots. Pour chacun d’entre nous, les mots ont pris du sens au gré de nos expériences. Et nous avons tous vécu des expériences différentes. Les mots n’ont pas le même sens pour chacun d’entre nous. Faîtes l’expérience de poser la question suivante à quelques amis, sans rien ajouter : « pour toi, une voiture chère, c’est combien en euros ? » ou « pour toi, une maison chère, c’est combien en euros ? » et vous serez surpris des différences de sens donné au mot « cher ». Cela va parfois de 1 à 10.

La dernière difficulté majeure pour communiquer est notre tendance à communiquer « en surface ». L’exemple le plus frappant est le « Comment ça va ? », .. « Ca va, et toi ? », …  « Ca va ! », ….  Qui se renouvelle plusieurs fois par jour, même si cela ne va pas du tout !!

Nous cherchons à présenter notre meilleur profil aux autres pour tenir notre place sociale. Rares sont les personnes à qui nous pouvons tout dire. Certains d’entre nous ne peuvent même pas se dire la vérité à eux mêmes. Ils vivent sur un « faux-self ».

Par Olivier
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